.Clowns all around you *.

.Clowns all around you *.
J'ai trébuché par hasard. Par accident. Par incident. J'avais appris à être dépendante, mais il était déjà trop tard : j'étais prise au piège. C'était une nuit pleine d'étoiles, sombre et lumineuse à la fois, une lueur d'espoir dans ce gouffre immense et inquiétant. Les monstres me faisaient des sourires effrayants en prenant soin de me montrer leurs griffes acérées. Ils tentaient par tous les moyens de paraitre agréable, mais rien n'y faisait : ils resteraient des monstres à jamais. Ils avaient beau vouloir m'entrainer dans leur magnifique carrousel en bois, je n'avais pas envie de lâcher ma sucette à la framboise et d'abandonner ma robe rouge. Les clowns et leur maquillage me pointaient du doigts m'accusant de ne pas savoir rire comme eux. Comme eux. Ces imposteurs du Bonheur. Je ne voulais pas de leur monde haut en couleur, plein de fêtes et d'éclats de rires forcés. Ce monde là n'existe pas... Plus loin se trouvait la roulotte de la voyante qui m'a suppliée de venir la voir. J'ai monté les trois marches pour y entrer. Une odeur d'encens flottait dans l'air. Elle a fini par regarder au travers de son cristal et m'a prédit une vie pleine d'argent, d'amour,... de joie. Je n'en pouvais plus de tous ces mensonges, je ne voulais pas en entendre d'avantage. Alors j'ai fuis en passant derrière le chapiteau et les éléphants, et il y avait là quelqu'un de caché qui a refusé de me montrer son visage. J'ai pris sa main, nous sommes partis et nous ne sommes jamais revenus.

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# Posté le jeudi 02 juillet 2009 15:25

La vie. Chacune de leurs chansons chantent la mienne. Il n'y a pas d'artiste, il n'y a que la façon dont les autres les perçoivent. Tout simplement parce qu'il y a autant d'émotions ressenties qu'il n'y a d'individu. Certains regarderont cette vidéo avec indifférence, d'autres avec mépris, d'autres apprécieront à leur façon. Mais personne n'admirera jamais comme je le fais. Ne pas croire que je fais le caprice niais de la plus grande des fans, ça non. Simplement, c'est une émotion que personne ne comprendra ou ne ressentira. C'est trop complexe, dû au vécu, aux circonstances, aux blessures, aux guérisons, aux pleurs et aux rires. C'est de la magie, inquiétante et plaisante à la fois, pour faire s'évader les prisonniers.
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# Posté le samedi 20 juin 2009 17:47
Modifié le mardi 30 juin 2009 15:21

.TIME TO LEAVE.

.TIME TO LEAVE.
La fin du baccalauréat pointe le bout de son nez, et je ne saurai que m'en réjouir. C'est à moi que le grand, le célèbre et le si convoité baccalauréat m'a lancé son défi cette année. Et je ne vais pas me défiler, ça non ! Pour le moment, j'attends (avec une impatience non dissimulée) la minute où je déposerai ma copie d'histoire consciencieusement rédigée quatre heures durant sur le bureau du professeur. J'hésite encore quant à l'attitude à adopter en sortant de la salle : hurler de toutes mes forces (mais cela ne saurait être d'une grande originalité, surtout venant de ma part), me déshabiller (les lois juridico-sociales ne me le permettant pas, je pense m'abstenir.), pleurer (d'un pathétique vous dis-je), manger un cheeseburger (?),... ? J'y repenserai. Le lycée en cette période d'examens ne mérite de toute façon plus son nom : Ablation des Drrrring toutes les heures, des professeurs, des vrais Loulous au CDI, des repas à la "cantine", des poufs (pas le temps de se remaquiller aux toilettes pendant la pause, l'heure est aux révisions voyons), de l'emploi du temps, des élèves, ... Mercredi, c'est la liberté. Il faudrait songer à écrire à Monsieur le Président de la République pour lui suggérer une modification du calendrier hebdromadaire. Mercredi ne sera jamais plus que Liberté. Après cela, il faudrait encore attendre jusqu'au 7 juillet, mais ça, ce n'est qu'un tout petit détail. Entre temps, nous nous rendrons chez l'Artiste (répondant plus couramment au prénom d'Angeline) et nous nous gaverons de barbecueries tout en barbotant dans la piscine (aussi incroyable que cela puisse paraître, les boustifailles aquatiques auront lieu à Far). Nous nous immortaliserons grâce aux talents de la Photographe philosophe (c'est sous cette mystérieuse identité que se dissimule Priscillia) entre les murs de notre très cher Jean de Pange. Et les festivités s'achèveront chez la Wiifiteuse professionelle (j'ai nommé Julia) sous une ribambelle de rire et de brochettes aux fruits. Un Miam s'impose. Je dois tout de même vous avouer que je vous aime, parce qu'après, il sera temps de partir.
# Posté le samedi 20 juin 2009 14:46

Comment comprendre les envieux d'une vie nouvelle, d'une inconnue ? Faut-il être aveugle ou sourd au monde autour ? Immobile. Toujours, comme toujours. Je n'ai jamais voulu découvrir le neuf. Le quotidien ne fait pas peur. Il est rassurant, parfois ennuyeux. Mais il ne fait pas PEUR. Où nos années sont-elles parties se cacher ? Tout au fond du couloir à droite. Là où la lumière lutte pour ne pas disparaitre totalement. Tant pis si vous me voyez comme une fille niaise, intéressante et amoureuse. Enfin non, juste amoureuse puisque cela englobe forcément le fait d'être niaise et inintéressante. Les préjugés qui se veulent moqueur en deviennent eux même des stupidités incompréhensibles. "C'est sans retenu, qu'ils parlent d'amour sans l'avoir connu." Je ne suis pas parfaite, je n'ai pas des airs de demoiselle parfaite, je ne tente pas de donner une image parfaite de moi. Une vie équilibrée est loin d'être parfaite. Je ne suis pas la vulgaire caricature de la fille "pendue" à son "mec". La relation à deux ce n'est pas ça, je vous assure. La prétention de se penser au-dessus des relations humaines et naturelles m'amuse au plus haut point. Les hommes, c'est comme ça : ça a besoin de faire et de défaire des liens. La caricature, c'est juste fait pour conforter les gens, leur faire penser qu'ils sont finalement différemment mieux. La caricature, c'est le reflet dégoutant d'une réalité qui à l'origine ne l'était peut être pas forcément. A vouloir se rendre différent et compliqué, ça en devient stupidité et médiocrité.
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# Posté le mardi 09 juin 2009 16:36
Modifié le mercredi 10 juin 2009 13:52

.LES ANNEES AU PLURIEL.

 .LES ANNEES AU PLURIEL.
___Deux juin. La deuxième année. Avec toi, Toi, TOI ! Notre amour n'est pas de ceux qui s'estompent, de ceux qui lassent et qui dévorent d'ennui. C'est constamment une découverte, un renouveau, une renaissance. C'est grand, fort et intense. Je te promets encore une fois qu'il n'y a que Toi et qu'il n'y aura toujours que Toi. De toute façon, le contraire serait bien trop impossible. Cette année en ta compagnie a été une merveille. Sans doute restera-t-elle la plus belle de toutes. C'est une quantité de souvenirs mémorables et d'instants trop précieux durant lesquels le monde entier autour de Nous a disparu. Je veux revivre ces vacances au bord de la mer, je veux encore que tu me jettes à l'eau, et je veux encore faire des châteaux de sable sur la plage. Je veux revivre ce Noël : celui où tu m'as ouvert la porte en mettant ta main devant mes yeux pour me faire avancer jusqu'au salon et me montrer la magnifique peinture qui nous représente. Je veux revivre l'instant où tu m'as demandée d'être à Toi pour toujours, je veux revivre tellement de choses...
___En ce moment, nous passons nos derniers jours dans les endroits où nous avions appris à nous connaitre. C'est trop étrange. Je ne veux pas abandonner tout ça. Mais cette année, nous prenons notre envol ensemble : nous aurons notre appartement, notre voiture, notre poisson rouge, notre vie. Un jour, nous prendrons la voiture et nous partirons sans savoir où nous allons. La première à droite, continue tout droit; tourne à gauche, la troisième à gauche ... Tu as intérêt à ne pas l'avoir oublié ! Tant que nous sommes ensemble, on s'en fiche du reste ! Mais je ne sais toujours pas quelle réaction avoir ... Je vais tellement regretter nos années lycée, nos "qui vient chez qui ce week end?" ( et même quand on se met d'accord, je t'attends tout l'après midi pour finalement recevoir un de tes appels "Bon qu'est-ce que tu fous Pauline, tu viens ?") , nos "rendez-vous au casier", nos hurlements et nos jeux débiles au milieu de la cour, nos parties de Playstation du samedi soir, nos sommeils trop longs du dimanche matin, ... Tout cela me manquera. Mais je veux voir ce que nous serons, Toi et Moi, comme des adultes, après ... Je veux voir où sera notre appartement, de quelle couleur sera la tapisserie de la chambre, si nous serons au premier étage,... J'ai hâte, j'ai peur.
___Et maintenant, je conclus en te remerciant pour tout ce que tu as fais de nos vies, et m'excuse d'avoir rédigé ce piètre article qui n'est qu'un euphémisme de tout ce qui se bouscule en moi. Je voulais juste immortaliser notre second anniversaire. Tu le sais déjà, mais tu m'as dit de ne jamais cesser de te le répéter. Je t'aime.
# Posté le lundi 01 juin 2009 15:14
Modifié le mercredi 03 juin 2009 13:56