La fin du baccalauréat pointe le bout de son nez, et je ne saurai que m'en réjouir. C'est à moi que le grand, le célèbre et le si convoité baccalauréat m'a lancé son défi cette année. Et je ne vais pas me défiler, ça non ! Pour le moment, j'attends (avec une impatience non dissimulée) la minute où je déposerai ma copie d'histoire consciencieusement rédigée quatre heures durant sur le bureau du professeur. J'hésite encore quant à l'attitude à adopter en sortant de la salle : hurler de toutes mes forces (mais cela ne saurait être d'une grande originalité, surtout venant de ma part), me déshabiller (les lois juridico-sociales ne me le permettant pas, je pense m'abstenir.), pleurer (d'un pathétique vous dis-je), manger un cheeseburger (?),... ? J'y repenserai. Le lycée en cette période d'examens ne mérite de toute façon plus son nom : Ablation des Drrrring toutes les heures, des professeurs, des vrais Loulous au CDI, des repas à la "cantine", des poufs (pas le temps de se remaquiller aux toilettes pendant la pause, l'heure est aux révisions voyons), de l'emploi du temps, des élèves, ... Mercredi, c'est la liberté. Il faudrait songer à écrire à Monsieur le Président de la République pour lui suggérer une modification du calendrier hebdromadaire. Mercredi ne sera jamais plus que Liberté. Après cela, il faudrait encore attendre jusqu'au 7 juillet, mais ça, ce n'est qu'un tout petit détail. Entre temps, nous nous rendrons chez l'Artiste (répondant plus couramment au prénom d'Angeline) et nous nous gaverons de barbecueries tout en barbotant dans la piscine (aussi incroyable que cela puisse paraître, les boustifailles aquatiques auront lieu à Far). Nous nous immortaliserons grâce aux talents de la Photographe philosophe (c'est sous cette mystérieuse identité que se dissimule Priscillia) entre les murs de notre très cher Jean de Pange. Et les festivités s'achèveront chez la Wiifiteuse professionelle (j'ai nommé Julia) sous une ribambelle de rire et de brochettes aux fruits. Un Miam s'impose. Je dois tout de même vous avouer que je vous aime, parce qu'après, il sera temps de partir.