. My Immortal .

 . My Immortal .
La chanson du vampire. Il était un peu sadique en vérité. Me faire du mal pour me rendre forte avait-il dit. Je suis sans doute la seule à m'en souvenir, la seule à avoir eu froid. Je me sens encore seule parfois. Trop souvent. Et m'isoler au piano, et verser trois larmes sur un Si. Si seulement j'avais été quelqu'un d'autre. Ou tout recommencer en novembre 2006. Recommencer pour l'amitié et pour tout ce qui a suivi. Tant pis pour les douleurs en chemin, vous les auriez effacées si nous n'avions pas fait les mêmes erreurs. Tout est éphémère, encore une de ces généralités d'une banalité affligeante. Et pourtant, nous voulons tellement y croire, à chaque fois. C'est le Toujours qui rassure, et l'Eternité nous endors. Mais les petits détails nous rattrapent toujours pour nous rappeler que rien ne fait jamais exception à la règle. Comment y croire quand tout semble amer et triste ? Comment y croire quand on est seule à espérer ? Comment y croire quand la perfection est allongé à mes pieds ? Parce oui, la perfection est elle aussi éphémère. Certains dirons qu'elle n'existe pas, et bien moi je ne suis pas de cet avis. Je n'ai pas envie de vous en faire la démonstration par a + b : ce n'est pas scientifique, ce n'est qu'une de mes nombreuses croyances personnelles et infondées. Je déteste cette science matérialiste qui se veut rassurante : le jaune, « c'est la couleur de la lumière dont la longueur d'onde est comprise entre 565 et 590 nm ». Ca me fait une belle jambe. Et ensuite ? Non moi je ne veux pas de tout ça. La perfection n'a pas de longueur d'onde, ni de radiation, elle n'est non plus pas mesurable, ni quantifiable. Qui en mourra ? Personne. La vie c'est plus fort que ça. Mais comment faire quand on ne la partage qu'à moitié, ou quand vous comptez les jours qu'il vous reste ? Je pense qu'il n'y a rien à faire. Alors je ne fais plus rien.

# Posté le mardi 17 février 2009 15:03

. сумеречный .

. сумеречный .
Tu sais bien que ce monde sans odeur ne parviendra jamais à nous enivrer. Tu sais bien que leurs griffes nous écorchent à chaque fois que nous osons à peine les regarder. Tu sais aussi bien que moi qu'il n'y aura jamais rien d'assez fort pour t'ôter de ma prison dorée dans laquelle je te conditionne. Tu sais parfaitement qu'il y a la plus grande de toute les folies qui se bouscule en moi. Je tremble, frémis, respire, inhale. Je m'évapore. Et la vie n'est jamais la même, mais n'en vaut pas moins la peine. Je suis une autre pour tous les crépuscules inquiétants, nouvelle à chaque soleil levant.

# Posté le dimanche 25 janvier 2009 13:50

. Genre, Heili va faire un rapport au pro, et je fantasme en me disant que ça ressemblera à ça =) PAR MARIE L. ( Applause ) .

Cher Monsieur le Proviseur, (Daniel pour les intimes, dont je fais partie),

Je vous écris pour vous mettre au courant de l'esprit anarchique qui anime la pire classe que je n'aie jamais eue, celle de terminale 8, qui devient chaque jour, une menace des plus grandissante pour notre lycée. Non contents du fait que je les libère chaque vendredi à 16h35 au lieu de 17h, les élèves se livrent chaque semaine à une révolte chaque fois plus violente, que je qualifierais même de semblable à celle qui frappa la France le 14 juillet 1789 (j'y étais et peux donc en témoigner). En ce qui concerne les faits présents, ils ont, aujourd'hui même scandé des hymnes révolutionnaires, tapant des pieds et des mains, tels les hooligans dans les stades des banlieues les plus mal famées. Leur chef de file semble être Mikael C., et ce dernier, dans un souffle final de rébellion m'a dévisagé en quittant les lieux en me crachant à la tête un «on va cramer ton lycée, salope!».
Par miracle, mon ami et professeur, Bernard B.était présent sur les lieux et est venu à ma rencontre en fin d'heure. Je n'avais pu quitter ma salle puisque les cordons de mes chaussures avaient été lassés ensemble, m'immobilisant par la même sur ma chaise.

Je vous prie à présent de bien vouloir me démobiliser de ma fonction de professeur de philosophie, et de me laisser réfléchir en paix, quoique je ne sois même pas sûr d'y arriver, entant donné la puissance des cris de ces élèves et la proximité de mon domicile avec le lycée.

Veuillez recevoir toutes mes plaintes avec justice, ainsi que mes salutations distinguées.

M. Philippe H.

# Posté le jeudi 15 janvier 2009 12:56

L'univers musical et littéraire dans lequel je me plongeais pour m'isoler appartient désormais à tout le monde. C'est détestable.

# Posté le dimanche 11 janvier 2009 09:56

. Every place we will never go. .

 . Every place we will never go. .
J'ai envie de vous retrouvez à nouveau. Nous Trois. Nous Cinq. Je ne sais pas. Les deux. Un peu de temps par-ci par-là. Nous reprendre en photo, histoire d'être éternels. Sourire à pleines dents, se chamailler comme des enfants, se raconter nos secrets que l'on croyait si précieux, se dire Au Revoir en priant pour que la soirée ne s'éternise pas trop jusqu'au lendemain matin, comploter et se croire au-dessus de tout, se promettre des "pour toujours"... C'était beau. Un peu magique. Il y avait encore l'odeur délicieuse dans vos cheveux, et des étoiles plein vos yeux. On se réunissait encore à la maison pour parler des garçons en se tartinant le visage de confiture, on se plongeait encore dans la piscine quand revenait l'été, on filmait encore nos promenades en forêt et nos réunions secrètes,... J'avais crû voir en vous l'étincelle lorsque nous nous sommes dit Adieu, les yeux plein de larmes, des promesses plein la bouche. Tout s'arrête toujours brutalement, même si l'impression d'une disparition en fondu s'impose à notre esprit. Ce ne sont que des excuses, rien ne nous avait pourtant empêché de laisser nos mains liées. Nous nous sommes juste séparés en chemin, ce n'est pas un drame. Je n'ai plus de rêve, juste des envies.


Picture : Yulia Volkova

# Posté le jeudi 18 décembre 2008 14:36