"My love for you, always forever
Just you and me, all else is nothing
Not going back, not going back there
They don't understand,
They don't understand us"
Ne manger rien de plus que ses ongles. Peur. Peur. Peur. Peur. Figée dans cet état, pour encore quelques mois. Le moment venu, je sais que je ne pleurerai comme jamais encore. Je ne sais simplement pas si mes larmes seront de joies, ou de tristesses. Je sais par contre qu'elles seront de faiblesses, comme à chaque fois. Comment demander pardon ? Je ne sais plus. Je ne sais même pas si j'ai un jour su le faire comme il le faut. J'ai envie de revenir un an auparavent, tout en sachant ce que je sais actuellement : j'ai toujours la même angoisse qui humidifie les yeux, la même depuis six mois. Seulement, si j'avais su à l'époque ce que je vis aujourd'hui, je n'aurai pas trembler tout ce temps inutilement. La vie est un peu stupide et absurde quand elle s'y met : l'année prochaine, peut être ferais-je le même voeux en me disant que la terreur m'était inutile à cette époque. Je ne vis que de promesses, d'instants trop courts mis les uns derrère les autres, de fascination, d'attachement ... Je ne sais plus qui je suis : je crache au visage tous les mots en moi, sans les mesurer. Je ne suis plus celle qui a peur de blesser sur l'instant, je veux des vérités dans l'immédiat. En fait, peut être ai-je simplement pris le temps de me connaitre un peu mieux : je me détruisais pour des non-dits qui en réalité n'étaient que des mensonges, des réinterprétations. Excusez ma nouvelle spontanéité, je suis toujours moi même, je prends simplement mes précautions pour ne pas imploser et tout détruire par la suite.Et malgré tout ce que je viens d'écrire, je vais bien ne vous en faites pas ...